Pour comprendre les dessins de Daniel Flammer, il faut se souvenir que l’artiste les considère comme des «  paysages inconscients » en non comme des architectures imaginaires : la nuance compte.(....) Les structures ainsi dessinées ne visent donc pas à créer un monde bien construit mais  plutôt un univers parallèle, une quatrième dimension. (...) Fausses perspectives, espaces impossibles, symboles en mosaïque, dessins inachevés , le regardeur croit reconnaître des décors de cinéma abandonnés après un tournage. Libre à chacun de reconstituer le scénario antérieur ou intérieur, car les acteurs ont quitté le plateau il y a déjà longtemps. Indépendamment de toute narration les dessins se combinent à l’infini, mus par une énergie intrinsèque.

Olympe Lemut

© Daniel Flammer, tous droits réservés. 2022