Pour comprendre les dessins de Daniel Flammer, il faut se souvenir que l’artiste les considère comme des « paysages inconscients » et non comme des architectures imaginaires : la nuance compte. Les éléments de ces dessins évoquent des formes modelées par l’homme sans que leur association ne produise de sens évident. A moins que ces motifs graphiques ne soient comme des codes qu’il faudrait savoir déchiffrer comme des systèmes informatiques cryptés. Il cherche à rendre la sensation de l’ordre, de l’oppression, du contrôle inhérents à une organisation bien rodée et funeste. Ces dessins sont des tentatives de figurer la mécanique de nos pensées et celle de nos angoisses existentielles que font naitre les idéologies totalitaires et xénophobes qui foudroient le vivant et ne cessent de ressurgir de par le monde.